Défi du jour

J’ai envie de te voir en janvier sur une journée au moins. Quelles sont tes dispos après le 15 ?

J’avais envie de prolonger la surprise parce que Noël, c’est un moment magique, que nous passons ensemble des moments magiques et que tu me donnes toujours l’énergie de me surpasser.

Depuis la création de se calendrier en novembre, l’ouverture des cases, le séminaire et ce dimanche si particulier, qui flottent encore dans ma tête, des choses ont beaucoup évoluées. Jamais je n’avais imaginé tel bouleversement dans ma vie. Tous nos gardes fous ce sont fait battre, nos murailles sont tombés, la grisaille se dissipe et le soleil qui grimpe dans le ciel brille de mille éclats malgré un léger brouillard matinal.

J’ai dans la tête, l’histoire du petit prince et le passage de discussion entre lui et le renard. Je me souviens l’avoir recopié, sur la page principale du calendrier de l’avent parce que je la trouvais belle, et qu’elle avait du sens pour moi. Elle en a encore plus, aujourd’hui.

Tu n’es encore pour moi qu’un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n’ai pas besoin de toi. Et tu n’as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu’un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m’apprivoises, nous aurons besoin l’un de l’autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde.

 

Tu vois, là-bas, les champs de blé ?

Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c’est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d’or. Alors ce sera merveilleux quand tu m’auras apprivoisé ! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j’aimerai le bruit du vent dans le blé…

Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l’heure du départ fut proche :

  • Ah ! Dit le renard… je pleurerai.
  • C’est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t’apprivoise…
  • Bien sûr, dit le renard.
  • Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
  • Bien sûr, dit le renard
  • Alors tu n’y gagnes rien !
  • J’y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé

Nous ne nous connaissions pas, nous nous sommes vu et grâce l’univers nous nous sommes rencontrés. Nous avons essayé de nous apprivoiser. Avec des facilités et des difficultés. Nous avions des gardes fou, pour ne pas nous apprivoiser. Mais sans le vouloir, sans le savoir, grace à ce calendrier, à tes iniatives, à ton energie, à nos envies nous nous sommes apprivoisés. J’ai gravé dans ma mémoire corporelle des sensations à la lecture de ce que tu as écris ou à l’écriture de mes longs textes. Mon corps se souvient d’un de tes mails, ou tu me dis que j’ai une place dans ton coeur. Il se souvent de s’etre mis à nu pour te parler avec son coeur et non avec sa tête. Il se souvient de ton message après le dimanche à Nantes ou tu m’a écris qu’on pourrait vivre ensemble ou essayer. Il se souvient de ton mail du 24  ou tu parles d’enfant. Il se souvient des musiques que nous avons partagé et du sens que je pouvais y mettre. Il se souvient de ces instants d’extases à te regarder, à te toucher, à t’embrasser, à te faire l’amour, à discuter, à jouer…

Aujourd’hui je peux le dire

Tu es pour moi unique au monde.

La suite reste à écrire, Va-t-on saisir cette chance ?

 

PS : . …. …

 

 

Yohan

Ecolo, militant, determiné à changer le monde et en quête de sens
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